Emploi

Emploi en français en Alberta : reprise à l’horizonhorizontal-separator black

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Après le creux de 2008 et de 2009, l'emploi va de mieux en mieux en Alberta, et des emplois dans tous les domaines sont disponibles. Or, selon Suzanne Corneau, directrice générale d'accès•emploi à Edmonton, il faut parfois s'armer de patience avant de dénicher l'emploi de ses rêves.

Chez accès•emploi, un organisme qui aide les francophones à trouver du travail, plus de 50 % de la clientèle est d'origine immigrante. « Ils viennent d'autres pays francophones ou du Québec, de l'Acadie, de l'Ontario... Mais peu importe leur origine, c'est un travail qu'ils cherchent en arrivant ici », admet Suzanne Corneau.

Avant d'arriver en Alberta, certains demandent quelques renseignements pour bien réussir leur intégration. « Nous leur donnons des conseils par courriel ou par téléphone. Par exemple, d'apporter avec eux tous leurs papiers officiels, d'avoir assez d'argent de côté pour tenir quelques mois, et surtout, d'apprendre un peu l'anglais », énumère la directrice. « Nous les avertissons également sur le fait qu'ils ne trouveront pas un emploi dès le lendemain de leur arrivée. Ces années-là sont terminées », tranche-t-elle. Pas surprenant que certains repartent après une semaine seulement...

Apprendre l'anglais, un incontournable

Pour les candidats qui persévèrent, des postes sont disponibles dans tous les domaines, selon leur niveau d'anglais. « Mais même les unilingues francophones peuvent trouver du travail, notamment dans les cuisines des restaurants, dans les hôtels ou dans le domaine de la construction », détaille Suzanne Corneau. Elle insiste cependant sur l'importance d'apprendre l'anglais pour dénicher des postes plus intéressants. « Les employeurs sont plus difficiles depuis qu'il y a eu une baisse du marché de l'emploi. Plusieurs exigent désormais un minimum de connaissance de l'anglais, car ils ont plus de choix maintenant », constate-t-elle. À ce titre, accès•emploi offre trois niveaux de cours d'anglais axés sur la conversation.

Dans le même ordre d'idées, la directrice conseille aux nouveaux arrivants d'accepter des emplois parfois moins prestigieux, le temps qu'ils apprennent l'anglais. « Certains refusent de faire des concessions. Après trois à quatre mois, l'idée fait son chemin qu'il faut bien parler anglais pour réussir en Alberta », ajoute-t-elle. Du même souffle, elle estime que les emplois uniquement en français sont rares dans la province. « Il y en a plus en été, avec les stages des organismes communautaires. Cela dit, il y a plusieurs postes où la connaissance du français est un atout important, notamment dans les centres d'appel.

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