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L'apprentissage du français à l'école

En Alberta, il est possible d'apprendre le français en salle de classe par l'entremise de trois programmes d'étude différents. Le programme d'éducation francophone, le programme d'immersion française et les cours de français langue seconde.

Il existe 34 écoles francophones en Alberta. Celles-ci sont gérées par quatre conseils scolaires francophones et dispensent une éducation en français langue première de la maternelle à la 12e année, selon le programme d'enseignement prescrit par Alberta Education. Dans les écoles francophones, tous les cours et activités se déroulent en français, à l'exception des cours d'anglais qui sont introduits en 3e année.
Pour Denise Lavallée, coordonnatrice des communications au Conseil scolaire Centre-Nord, les écoles francophones sont comme un miroir pour les élèves. « Celle-ci leur renvoie une image positive d'eux-mêmes. Nos écoles favorisent l'excellence, la réussite scolaire et le plein épanouissement de l'enfant tout en appuyant le foyer dans la construction de sa fierté francophone », dit-elle.

Des avantages certains
Selon la Fédération des conseils scolaires francophones de l'Alberta, l'éducation en français langue première offre plusieurs avantages, notamment :

  • Les écoles francophones favorisent l'excellence, la réussite scolaire et le plein épanouissement de l'individu;
  • L'école francophone en milieu minoritaire est le meilleur moyen pour les enfants de devenir bilingues et cela a été démontré par de nombreuses recherches reconnues au niveau international;
  • Les écoles francophones bonifient le programme d'enseignement prescrit par Alberta Education en inculquant aux élèves les références culturelles francophones d'ici et d'ailleurs;
  • La maitrise du français et de l'anglais offre de multiples ouvertures et opportunités, tant au niveau universitaire que sur le marché du travail;
  • L'école francophone est le meilleur moyen d'intégrer l'enfant à la société albertaine tout en lui permettant de développer un sens d'appartenance à la communauté francophone;
  • Les écoles francophones offrent un environnement stimulant, favorable au développement de la pensée, de la créativité et de l'expression en français et en anglais

 

Qui est admissible?

Selon l'article 23 de la Charte canadienne des droits et libertés, qui vise à assurer la vitalité des communautés francophones en milieu minoritaire, le parent qui veut inscrire son enfant à une école francophone doit répondre à l'un des trois critères suivants, soit que sa première langue apprise et encore comprise est le français, qu'il a reçu son instruction primaire en français au Canada ou qu'un de ses enfants a reçu ou reçoit son instruction primaire ou secondaire en français au Canada. « Il existe toutefois des exceptions. Par exemple si un parent anglophone ayant appris le français le parle à la maison avec son enfant », explique Denise Lavallée. La décision finale d'accepter un élève non ayant droit revient à la direction générale du conseil scolaire.

Un long combat

Le droit des francophones de recevoir une éducation en français ne s'est pas fait du jour au lendemain. Au cours des années, des jugements ont cependant rendu possible l'éducation en français en Alberta. En voici l'essentiel.
1982: L'Article 23 de la Charte canadienne des droits et libertés reconnait aux francophones vivant en milieu minoritaire le droit de faire instruire leurs enfants dans des établissements publics de langue française de niveaux primaire et secondaire.

 

  • Mars 1990: Un jugement de la Cour suprême (Cause Mahé) reconnait le droit aux membres de la minorité de langue française de gérer l'éducation de leurs enfants.
  • Novembre 1993: À la suite du jugement de 1990, l'Alberta modifie sa Loi scolaire et promulgue la Loi 8 qui remet à la communauté de langue française la gestion de son propre système scolaire.
  • Mars 1994: Un arrêté ministériel entérine le droit des parents d'élire les conseillers scolaires qui gèrent les écoles francophones.
  • Décembre 2001: À la suite des changements à la Loi scolaire albertaine, les conseils scolaires francophones conservent leur désignation de conseils composés à l'exclusion de la région de Calgary qui compte un conseil scolaire francophone catholique et un conseil scolaire francophone public. La Loi oblige les conseils scolaires à procéder à la désignation de leurs écoles.

Camps d'été en français : pour ne pas perdre ses bonnes habitudes

 

Pourquoi est-ce important que les Albertains et Albertaines en immersion française continuent de parler français durant l'été? « If you don't use it, you lose it », répond Michael Tryon, porte-parole de Canadian parents for French en Alberta. En d'autres mots, si les jeunes ne parlent pas en français durant l'été, ils ne peuvent pas s'améliorer, ou pire, ils peuvent oublier ce qu'ils ont appris durant l'année scolaire. Il importe donc que les parents incitent leurs enfants à pratiquer leur français, et ce, même pendant les vacances estivales.

Les experts le disent : pour apprendre une langue correctement, il faut la parler quotidiennement. Or, la tâche n'est pas évidente pour un bon nombre de jeunes en immersion française en Alberta, eux dont les parents sont unilingues anglophones dans une proportion allant de 90 à 95 %. Les occasions de parler français hors des heures de cours se font donc plus rares, mais pas impossibles. « On peut inscrire son enfant dans un camp d'été, ou même dans un programme d'échange vers le Québec », conseille Michael Tryon. Les parents avec un budget plus limité peuvent se tourner vers la télévision en français, à raison de quelques heures par semaine, ou encore à la lecture de livres ou de magazines en français. « Certaines bibliothèques offrent même de la lecture de contes en français pour les plus petits », ajoute-t-il. De plus, certains musées proposent des tours guidés en français.

Si les parents cherchent, les jeunes en immersion française peuvent ainsi continuer à parler français toute l'année. Une initiative qui revêt un autre point positif primordial. « Les jeunes sont habitués d'apprendre dans un contexte formel, à l'école. Mais ils ont besoin d'étendre leur vocabulaire, et pour ce faire, ils doivent diversifier leurs environnements d'apprentissage. Autrement, ils ne saisiront pas tout à fait l'aspect social de la langue et auront de la difficulté à interagir avec des francophones dans un contexte amical, autre que scolaire », averti Michael Tryon.

Heureusement, dans cette optique, il y a de plus en plus d'occasions et d'endroits où parler en français en Alberta, et une majorité de parents sont sensibilisés à l'importance, pour leurs enfants, d'apprendre le français sur une base annuelle et diversifiée. Michael Tryon rappelle qu'historiquement, les parents dont les enfants sont inscrits en immersion française possèdent un revenu plus élevé que la moyenne. « Mais depuis quelques années, plusieurs nouveaux arrivants, provenant de différentes classes socioéconomiques, placent leurs enfants dans les écoles d'immersion », se réjouit le porte-parole. Selon ses dires, il revient aux organismes comme CPF et l'ACFA de faire la promotion, auprès de cette clientèle, de l'importance de pratiquer le français toute l'année. « Apprendre le français est bénéfique pour tous les Canadiens, y compris les nouveaux arrivants », termine-t-il.

ACCENT

Depuis 2007, le projet ACCENT répertorie et promeut les activités récréatives, culturelles et éducatives disponibles en français pour les groupes d'élèves. ACCENT permet ainsi aux écoles francophones et d'immersion française de la province de faire vivre à leurs élèves des activités en français en dehors du contexte scolaire. Le projet réalisé en collaboration entre l'ACFA et Canadian Parents for French (CPF), Alberta Branch, et grâce à un financement d'Alberta Education.

Éducation postsecondaire en Alberta

Parmi les nombreuses institutions postsecondaires en Alberta, seulement une d'entre elles offre des programmes complets en français; le Campus Saint-Jean de l'Université de l'Alberta situé à Edmonton.

Il y a maintenant depuis 25 ans que la communauté francophone de l'Alberta cherche à ouvrir une institution de formation collégiale francophone de qualité. Malgré cela, la décision de l'Université de l'Alberta fut de suspendre le programme de Techniques d'administration des affaires du Centre collégial de l'Alberta. Tout était en place pour la mise en œuvre de ce programme au Centre collégial de l'Alberta: le financement avait été alloué par une subvention de Campus Alberta et un bail assurait les locaux pour la prochaine année. Au début avril, soit cinq mois avant le début du programme, il y avait une douzaine de demandes d'inscriptions. Malgré ces conditions gagnantes, Dr. Ferguson-Pell indique que celui-ci a été aboli parce que «le programme n'était pas en demande».

L'espoir de voir naitre un centre collégial est toujours vivant et la communauté continue à mettre des efforts dans la mise en place de celui-ci.

 

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L'apprentissage du français à l'école

En Alberta, il est possible d'apprendre le français en salle de classe par l'entremise de trois programmes d'étude différents. Le programme d'éducation francophone, le programme d'immersion française et les cours de français langue seconde.

Il existe 34 écoles francophones en Alberta. Celles-ci sont gérées par quatre conseils scolaires francophones et dispensent une éducation en français langue première de la maternelle à la 12e année, selon le programme d'enseignement prescrit par Alberta Education. Dans les écoles francophones, tous les cours et activités se déroulent en français, à l'exception des cours d'anglais qui sont introduits en 3e année.
Pour Denise Lavallée, coordonnatrice des communications au Conseil scolaire Centre-Nord, les écoles francophones sont comme un miroir pour les élèves. « Celle-ci leur renvoie une image positive d'eux-mêmes. Nos écoles favorisent l'excellence, la réussite scolaire et le plein épanouissement de l'enfant tout en appuyant le foyer dans la construction de sa fierté francophone », dit-elle.

Des avantages certains
Selon la Fédération des conseils scolaires francophones de l'Alberta, l'éducation en français langue première offre plusieurs avantages, notamment :

  • Les écoles francophones favorisent l'excellence, la réussite scolaire et le plein épanouissement de l'individu;
  • L'école francophone en milieu minoritaire est le meilleur moyen pour les enfants de devenir bilingues et cela a été démontré par de nombreuses recherches reconnues au niveau international;
  • Les écoles francophones bonifient le programme d'enseignement prescrit par Alberta Education en inculquant aux élèves les références culturelles francophones d'ici et d'ailleurs;
  • La maitrise du français et de l'anglais offre de multiples ouvertures et opportunités, tant au niveau universitaire que sur le marché du travail;
  • L'école francophone est le meilleur moyen d'intégrer l'enfant à la société albertaine tout en lui permettant de développer un sens d'appartenance à la communauté francophone;
  • Les écoles francophones offrent un environnement stimulant, favorable au développement de la pensée, de la créativité et de l'expression en français et en anglais

 

Qui est admissible?

Selon l'article 23 de la Charte canadienne des droits et libertés, qui vise à assurer la vitalité des communautés francophones en milieu minoritaire, le parent qui veut inscrire son enfant à une école francophone doit répondre à l'un des trois critères suivants, soit que sa première langue apprise et encore comprise est le français, qu'il a reçu son instruction primaire en français au Canada ou qu'un de ses enfants a reçu ou reçoit son instruction primaire ou secondaire en français au Canada. « Il existe toutefois des exceptions. Par exemple si un parent anglophone ayant appris le français le parle à la maison avec son enfant », explique Denise Lavallée. La décision finale d'accepter un élève non ayant droit revient à la direction générale du conseil scolaire.

Un long combat

Le droit des francophones de recevoir une éducation en français ne s'est pas fait du jour au lendemain. Au cours des années, des jugements ont cependant rendu possible l'éducation en français en Alberta. En voici l'essentiel.
1982: L'Article 23 de la Charte canadienne des droits et libertés reconnait aux francophones vivant en milieu minoritaire le droit de faire instruire leurs enfants dans des établissements publics de langue française de niveaux primaire et secondaire.

 

  • Mars 1990: Un jugement de la Cour suprême (Cause Mahé) reconnait le droit aux membres de la minorité de langue française de gérer l'éducation de leurs enfants.
  • Novembre 1993: À la suite du jugement de 1990, l'Alberta modifie sa Loi scolaire et promulgue la Loi 8 qui remet à la communauté de langue française la gestion de son propre système scolaire.
  • Mars 1994: Un arrêté ministériel entérine le droit des parents d'élire les conseillers scolaires qui gèrent les écoles francophones.
  • Décembre 2001: À la suite des changements à la Loi scolaire albertaine, les conseils scolaires francophones conservent leur désignation de conseils composés à l'exclusion de la région de Calgary qui compte un conseil scolaire francophone catholique et un conseil scolaire francophone public. La Loi oblige les conseils scolaires à procéder à la désignation de leurs écoles.

Camps d'été en français : pour ne pas perdre ses bonnes habitudes

 

Pourquoi est-ce important que les Albertains et Albertaines en immersion française continuent de parler français durant l'été? « If you don't use it, you lose it », répond Michael Tryon, porte-parole de Canadian parents for French en Alberta. En d'autres mots, si les jeunes ne parlent pas en français durant l'été, ils ne peuvent pas s'améliorer, ou pire, ils peuvent oublier ce qu'ils ont appris durant l'année scolaire. Il importe donc que les parents incitent leurs enfants à pratiquer leur français, et ce, même pendant les vacances estivales.

Les experts le disent : pour apprendre une langue correctement, il faut la parler quotidiennement. Or, la tâche n'est pas évidente pour un bon nombre de jeunes en immersion française en Alberta, eux dont les parents sont unilingues anglophones dans une proportion allant de 90 à 95 %. Les occasions de parler français hors des heures de cours se font donc plus rares, mais pas impossibles. « On peut inscrire son enfant dans un camp d'été, ou même dans un programme d'échange vers le Québec », conseille Michael Tryon. Les parents avec un budget plus limité peuvent se tourner vers la télévision en français, à raison de quelques heures par semaine, ou encore à la lecture de livres ou de magazines en français. « Certaines bibliothèques offrent même de la lecture de contes en français pour les plus petits », ajoute-t-il. De plus, certains musées proposent des tours guidés en français.

Si les parents cherchent, les jeunes en immersion française peuvent ainsi continuer à parler français toute l'année. Une initiative qui revêt un autre point positif primordial. « Les jeunes sont habitués d'apprendre dans un contexte formel, à l'école. Mais ils ont besoin d'étendre leur vocabulaire, et pour ce faire, ils doivent diversifier leurs environnements d'apprentissage. Autrement, ils ne saisiront pas tout à fait l'aspect social de la langue et auront de la difficulté à interagir avec des francophones dans un contexte amical, autre que scolaire », averti Michael Tryon.

Heureusement, dans cette optique, il y a de plus en plus d'occasions et d'endroits où parler en français en Alberta, et une majorité de parents sont sensibilisés à l'importance, pour leurs enfants, d'apprendre le français sur une base annuelle et diversifiée. Michael Tryon rappelle qu'historiquement, les parents dont les enfants sont inscrits en immersion française possèdent un revenu plus élevé que la moyenne. « Mais depuis quelques années, plusieurs nouveaux arrivants, provenant de différentes classes socioéconomiques, placent leurs enfants dans les écoles d'immersion », se réjouit le porte-parole. Selon ses dires, il revient aux organismes comme CPF et l'ACFA de faire la promotion, auprès de cette clientèle, de l'importance de pratiquer le français toute l'année. « Apprendre le français est bénéfique pour tous les Canadiens, y compris les nouveaux arrivants », termine-t-il.

ACCENT

Depuis 2007, le projet ACCENT répertorie et promeut les activités récréatives, culturelles et éducatives disponibles en français pour les groupes d'élèves. ACCENT permet ainsi aux écoles francophones et d'immersion française de la province de faire vivre à leurs élèves des activités en français en dehors du contexte scolaire. Le projet réalisé en collaboration entre l'ACFA et Canadian Parents for French (CPF), Alberta Branch, et grâce à un financement d'Alberta Education.

Éducation postsecondaire en Alberta

Parmi les nombreuses institutions postsecondaires en Alberta, seulement une d'entre elles offre des programmes complets en français; le Campus Saint-Jean de l'Université de l'Alberta situé à Edmonton.

Il y a maintenant depuis 25 ans que la communauté francophone de l'Alberta cherche à ouvrir une institution de formation collégiale francophone de qualité. Malgré cela, la décision de l'Université de l'Alberta fut de suspendre le programme de Techniques d'administration des affaires du Centre collégial de l'Alberta. Tout était en place pour la mise en œuvre de ce programme au Centre collégial de l'Alberta: le financement avait été alloué par une subvention de Campus Alberta et un bail assurait les locaux pour la prochaine année. Au début avril, soit cinq mois avant le début du programme, il y avait une douzaine de demandes d'inscriptions. Malgré ces conditions gagnantes, Dr. Ferguson-Pell indique que celui-ci a été aboli parce que «le programme n'était pas en demande».

L'espoir de voir naitre un centre collégial est toujours vivant et la communauté continue à mettre des efforts dans la mise en place de celui-ci.