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L'immigration francophone en Alberta: un dossier chaud

Selon Oumar Lamana, membre du Conseil d'administration provincial de l'ACFA, la population francophone de l'Alberta représente environ 2,1% de la province. « Cette communauté est composée par une majorité de personnes de 45 ans et plus », dit-il. Selon ses dires, si l'immigration francophone ne vient pas augmenter les rangs des Franco-Albertains, leur force démographique diminuera de plus en plus au cours des prochaines générations.

L'immigration francophone demeure donc un levier politique important pour la communauté franco-albertaine. « Presqu'une question de survie, ajoute Oumar Lamana. Or, avertit-il, il ne faut pas leurrer les nouveaux arrivants : l'Alberta est une province anglophone et il faut parler anglais pour bien réussir ici. » Le français est cependant protégé par la Constitution canadienne. « On peut étudier en français, et il faut célébrer notre langue et notre culture à la maison, c'est l'héritage de nos parents que nous léguons à nos enfants », pense-t-il.

Mieux intégrer les immigrants

Reste que l'intégration des immigrants à la communauté franco-albertaine est un défi de taille. « Il y a des services d'accueil et d'intégration, et plusieurs organismes se dévouent à cette cause, mais leurs moyens sont minimes », se désole Oumar Lamana. Il déplore le fait que les gouvernements acceptent d'accueillir autant d'immigrants sans offrir les ressources nécessaires pour que les provinces comme l'Alberta puissent bien les intégrer à la communauté. « Il faut faire plus, c'est évident », laisse-t-il tomber.

C'est dans cette optique que le Réseau de l'immigration francophone a vu le jour en 2011, porté par une volonté communautaire de soutenir l'accueil, l'établissement et l'intégration des immigrants. La première rencontre du Réseau, le 25 mai dernier à Edmonton, a d'ailleurs permis de mieux cerner les enjeux relatifs à l'immigration francophones en Alberta.

Par ailleurs, l'ACFA a publié la STRATÉGIE 2030 : UN PLAN D'ENGAGEMENT COMMUNAUTAIRE. Ce document est le résultat de larges consultations qui visaient à mettre en commun des idées afin de trouver des passerelles efficaces qui mèneront vers une collectivité accueillante et rayonnante et dont hériteront les générations futures. La présidente de l'ACFA, Dolorèse Nolette, réitère : « L'ACFA a adopté une vision qui valorise notre identité commune dans le respect de la diversité qui nous caractérise. Nous devons travailler ensemble et de façon systématique afin que les francophones de toute origine résidants en Alberta aient leur place au sein de cette communauté et puissent s'y épanouir. »

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L'immigration francophone en Alberta: un dossier chaud

Selon Oumar Lamana, membre du Conseil d'administration provincial de l'ACFA, la population francophone de l'Alberta représente environ 2,1% de la province. « Cette communauté est composée par une majorité de personnes de 45 ans et plus », dit-il. Selon ses dires, si l'immigration francophone ne vient pas augmenter les rangs des Franco-Albertains, leur force démographique diminuera de plus en plus au cours des prochaines générations.

L'immigration francophone demeure donc un levier politique important pour la communauté franco-albertaine. « Presqu'une question de survie, ajoute Oumar Lamana. Or, avertit-il, il ne faut pas leurrer les nouveaux arrivants : l'Alberta est une province anglophone et il faut parler anglais pour bien réussir ici. » Le français est cependant protégé par la Constitution canadienne. « On peut étudier en français, et il faut célébrer notre langue et notre culture à la maison, c'est l'héritage de nos parents que nous léguons à nos enfants », pense-t-il.

Mieux intégrer les immigrants

Reste que l'intégration des immigrants à la communauté franco-albertaine est un défi de taille. « Il y a des services d'accueil et d'intégration, et plusieurs organismes se dévouent à cette cause, mais leurs moyens sont minimes », se désole Oumar Lamana. Il déplore le fait que les gouvernements acceptent d'accueillir autant d'immigrants sans offrir les ressources nécessaires pour que les provinces comme l'Alberta puissent bien les intégrer à la communauté. « Il faut faire plus, c'est évident », laisse-t-il tomber.

C'est dans cette optique que le Réseau de l'immigration francophone a vu le jour en 2011, porté par une volonté communautaire de soutenir l'accueil, l'établissement et l'intégration des immigrants. La première rencontre du Réseau, le 25 mai dernier à Edmonton, a d'ailleurs permis de mieux cerner les enjeux relatifs à l'immigration francophones en Alberta.

Par ailleurs, l'ACFA a publié la STRATÉGIE 2030 : UN PLAN D'ENGAGEMENT COMMUNAUTAIRE. Ce document est le résultat de larges consultations qui visaient à mettre en commun des idées afin de trouver des passerelles efficaces qui mèneront vers une collectivité accueillante et rayonnante et dont hériteront les générations futures. La présidente de l'ACFA, Dolorèse Nolette, réitère : « L'ACFA a adopté une vision qui valorise notre identité commune dans le respect de la diversité qui nous caractérise. Nous devons travailler ensemble et de façon systématique afin que les francophones de toute origine résidants en Alberta aient leur place au sein de cette communauté et puissent s'y épanouir. »