information

INFOLETTRE

Abonnez-vous maintenant et recevez des nouvelles mensuelles du Centre d’information sur les services en français!

Information

Arts et culture

ARTS ET CULTURE

La francophonie dans le coeur

Au cours des dernières années, la culture franco-albertaine a littéralement explosé, et le bassin d'artistes francophones issus de la province ne cesse de croître. Pourtant, aux dires de plusieurs, il faudrait en faire encore plus pour assurer la vitalité culturelle des francophones d'ici.

« La culture franco-albertaine est plus en santé que jamais », commence d'emblée Jonathan Guilbault, ex-directeur artistique du festival Edmonton chante, notamment. Selon lui, la culture est le meilleur moyen de promouvoir l'identité francophone en Alberta. « Par les activités culturelles, nous essayons de créer des liens dans un contexte amical. Nous nous faisons plus d'amis en faisant la promotion de notre culture qu'en faisant toute autre activité. Plus nous sommes visibles, plus nous pouvons nous rapprocher des autres communautés », avance-t-il.

Conséquemment, Jonathan Guilbault est d'avis que plus de ressources financières devraient être allouées à ce secteur d'activités. « Nous faisons beaucoup avec peu de moyens, et ceux qui en payent le prix sont souvent les artistes eux-mêmes », déplore-t-il. Selon lui, avec plus de ressources, le bassin d'artistes franco-albertains grandirait et permettrait d'offrir une diversité intéressante au public. « Cela dit, plusieurs moyens ont été mis en place pour soutenir et découvrir de nouveaux talents, comme Polyfonik et le Centre de développement musical », dit-il.

En forme? Oui, mais...

Signe de la bonne santé de la culture franco-albertaine, un théâtre francophone a été fondé à Calgary, en 2009, le Théâtre à Pic. Son fondateur et directeur artistique, Inouk Touzin, déplore lui aussi le manque de ressources consacrées aux arts. « On note une volonté de soutenir le théâtre et les arts. Or, l'enveloppe budgétaire ne grossit pas nécessairement. Résultats : plusieurs artistes et diffuseurs d'arts se font compétition », remarque-t-il.

Comme Jonathan Guilbault, Inouk Touzin considère les arts et la culture comme un moyen de construire des ponts entre les communautés. « Le théâtre, par exemple, peut servir de point de référence commun et contribuer à la création de traits culturels profonds. Pour cela cependant, nous avons besoin d'une vision à long terme», concède-t-il. Selon ses dires, la communauté a besoin d'encore plus d'espaces de rassemblements, porteurs de rêves, qui inciteraient la communauté anglophone à s'intéresser à la culture francophone et à apprendre le français.

Justement, qui de mieux placé qu'un artiste pour parler de culture et de la réalité des artistes? Raphaël Freynet est musicien à temps plein et habite l'Alberta depuis huit ans. À son avis, le fait d'évoluer dans un plus petit bassin permet de se démarquer plus facilement. « La communauté francophone est petite et permet une plus grande connexion avec les artistes, pense-t-il. Nous, les artistes, avons vraiment l'impression d'être les ambassadeurs de notre communauté lorsque nous performons ailleurs. » Il admet du même souffle qu'il faut travailler fort pour réussir en Alberta. « Le monde des arts en Alberta est généralement trop peu soutenu. Pour survivre, il faut absolument s'ouvrir à d'autres publics, y compris les anglophones », termine celui qui chante autant en français qu'en anglais.

Arts et culture

ARTS ET CULTURE

La francophonie dans le coeur

Au cours des dernières années, la culture franco-albertaine a littéralement explosé, et le bassin d'artistes francophones issus de la province ne cesse de croître. Pourtant, aux dires de plusieurs, il faudrait en faire encore plus pour assurer la vitalité culturelle des francophones d'ici.

« La culture franco-albertaine est plus en santé que jamais », commence d'emblée Jonathan Guilbault, ex-directeur artistique du festival Edmonton chante, notamment. Selon lui, la culture est le meilleur moyen de promouvoir l'identité francophone en Alberta. « Par les activités culturelles, nous essayons de créer des liens dans un contexte amical. Nous nous faisons plus d'amis en faisant la promotion de notre culture qu'en faisant toute autre activité. Plus nous sommes visibles, plus nous pouvons nous rapprocher des autres communautés », avance-t-il.

Conséquemment, Jonathan Guilbault est d'avis que plus de ressources financières devraient être allouées à ce secteur d'activités. « Nous faisons beaucoup avec peu de moyens, et ceux qui en payent le prix sont souvent les artistes eux-mêmes », déplore-t-il. Selon lui, avec plus de ressources, le bassin d'artistes franco-albertains grandirait et permettrait d'offrir une diversité intéressante au public. « Cela dit, plusieurs moyens ont été mis en place pour soutenir et découvrir de nouveaux talents, comme Polyfonik et le Centre de développement musical », dit-il.

En forme? Oui, mais...

Signe de la bonne santé de la culture franco-albertaine, un théâtre francophone a été fondé à Calgary, en 2009, le Théâtre à Pic. Son fondateur et directeur artistique, Inouk Touzin, déplore lui aussi le manque de ressources consacrées aux arts. « On note une volonté de soutenir le théâtre et les arts. Or, l'enveloppe budgétaire ne grossit pas nécessairement. Résultats : plusieurs artistes et diffuseurs d'arts se font compétition », remarque-t-il.

Comme Jonathan Guilbault, Inouk Touzin considère les arts et la culture comme un moyen de construire des ponts entre les communautés. « Le théâtre, par exemple, peut servir de point de référence commun et contribuer à la création de traits culturels profonds. Pour cela cependant, nous avons besoin d'une vision à long terme», concède-t-il. Selon ses dires, la communauté a besoin d'encore plus d'espaces de rassemblements, porteurs de rêves, qui inciteraient la communauté anglophone à s'intéresser à la culture francophone et à apprendre le français.

Justement, qui de mieux placé qu'un artiste pour parler de culture et de la réalité des artistes? Raphaël Freynet est musicien à temps plein et habite l'Alberta depuis huit ans. À son avis, le fait d'évoluer dans un plus petit bassin permet de se démarquer plus facilement. « La communauté francophone est petite et permet une plus grande connexion avec les artistes, pense-t-il. Nous, les artistes, avons vraiment l'impression d'être les ambassadeurs de notre communauté lorsque nous performons ailleurs. » Il admet du même souffle qu'il faut travailler fort pour réussir en Alberta. « Le monde des arts en Alberta est généralement trop peu soutenu. Pour survivre, il faut absolument s'ouvrir à d'autres publics, y compris les anglophones », termine celui qui chante autant en français qu'en anglais.