information

INFOLETTRE

Abonnez-vous maintenant et recevez des nouvelles mensuelles du Centre d’information sur les services en français!

Information

Economie

ECONOMIE

Une communauté d'affaires vibrante

La communauté d'affaires francophone de l'Alberta est dynamique, en santé, et promise à un brillant avenir, calqué sur celui de la province. C'est du moins ce qu'en pense Marc Tremblay, directeur général du Conseil de développement économique de l'Alberta (CDÉA).

Est-ce à dire qu'il est facile pour les entrepreneurs francophones de se lancer en affaires et de réussir? « Non, répond-il d'emblée. On pense que c'est facile, mais les entrepreneurs doivent travailler dur. Il faut avoir les reins solides, et pouvoir compter sur un support familial et financier. » Le CDÉA se fait d'ailleurs le messager de cette réalité. « Quand les gens viennent nous voir, nous nous assurons qu'ils ont bien réfléchi à tout ce que cela comporte que de démarrer une entreprise », assure-t-il.

Car la province offre peu d'options de financement au démarrage d'entreprises. Un fait qui en surprend plus d'un. « Il n'y a pas de programme gouvernemental en tant que tel, ou même de bailleurs de fonds, pour soutenir les entrepreneurs », détaille Marc Tremblay. Cela dit, les entrepreneurs habitant les régions rurales peuvent obtenir des prêts en passant par l'un des 27 bureaux d'aide au développement des communautés. De leurs côtés, les femmes peuvent aussi obtenir des prêts grâce à une initiative particulière. « Reste que si vous êtes un homme vivant dans un milieu urbain, vous avez peu de chances de vous voir accorder un prêt pour démarrer une entreprise », avertit-il.

Les défis ne s'arrêtent pas là pour les entrepreneurs. « Il faut pouvoir offrir un produit ou un service demandé », martèle Marc Tremblay. Il explique que souvent, les entrepreneurs se lancent en affaires sous les conseils de leurs amis ou familles. « Or, bien que positifs, ces appuis ne sont pas suffisants pour assurer la commercialisation d'un produit ou la croissance d'une entreprise », répète-t-il.

À ce sujet, le CDÉA œuvre principalement à aider les entrepreneurs bilingues et francophones à démarrer et faire croître leur entreprise en offrant un support sur mesure. « Notre travail est de les soutenir, les conseiller et les mettre en valeur », précise Marc Tremblay. Le profil de sa clientèle est diversifié. « Il y a des Franco-albertains de souche, des Québécois dans le domaine de la construction, des nouveaux-arrivants, des Français qui veulent ouvrir un restaurant... », détaille l'expert.

Marc Tremblay mentionne au passage que le Campus Saint-Jean, en collaboration avec le Rural Alberta Economic Network, réalise présentement une étude pour quantifier la valeur ajoutée du fait français pour une entreprise albertaine. « Nous croyons que cela ouvre des portes et donne accès à d'autres marchés. Par contre, les entrepreneurs francophones doivent absolument considérer leur clientèle anglophone pour survivre », termine-t-il.

Economie

ECONOMIE

Une communauté d'affaires vibrante

La communauté d'affaires francophone de l'Alberta est dynamique, en santé, et promise à un brillant avenir, calqué sur celui de la province. C'est du moins ce qu'en pense Marc Tremblay, directeur général du Conseil de développement économique de l'Alberta (CDÉA).

Est-ce à dire qu'il est facile pour les entrepreneurs francophones de se lancer en affaires et de réussir? « Non, répond-il d'emblée. On pense que c'est facile, mais les entrepreneurs doivent travailler dur. Il faut avoir les reins solides, et pouvoir compter sur un support familial et financier. » Le CDÉA se fait d'ailleurs le messager de cette réalité. « Quand les gens viennent nous voir, nous nous assurons qu'ils ont bien réfléchi à tout ce que cela comporte que de démarrer une entreprise », assure-t-il.

Car la province offre peu d'options de financement au démarrage d'entreprises. Un fait qui en surprend plus d'un. « Il n'y a pas de programme gouvernemental en tant que tel, ou même de bailleurs de fonds, pour soutenir les entrepreneurs », détaille Marc Tremblay. Cela dit, les entrepreneurs habitant les régions rurales peuvent obtenir des prêts en passant par l'un des 27 bureaux d'aide au développement des communautés. De leurs côtés, les femmes peuvent aussi obtenir des prêts grâce à une initiative particulière. « Reste que si vous êtes un homme vivant dans un milieu urbain, vous avez peu de chances de vous voir accorder un prêt pour démarrer une entreprise », avertit-il.

Les défis ne s'arrêtent pas là pour les entrepreneurs. « Il faut pouvoir offrir un produit ou un service demandé », martèle Marc Tremblay. Il explique que souvent, les entrepreneurs se lancent en affaires sous les conseils de leurs amis ou familles. « Or, bien que positifs, ces appuis ne sont pas suffisants pour assurer la commercialisation d'un produit ou la croissance d'une entreprise », répète-t-il.

À ce sujet, le CDÉA œuvre principalement à aider les entrepreneurs bilingues et francophones à démarrer et faire croître leur entreprise en offrant un support sur mesure. « Notre travail est de les soutenir, les conseiller et les mettre en valeur », précise Marc Tremblay. Le profil de sa clientèle est diversifié. « Il y a des Franco-albertains de souche, des Québécois dans le domaine de la construction, des nouveaux-arrivants, des Français qui veulent ouvrir un restaurant... », détaille l'expert.

Marc Tremblay mentionne au passage que le Campus Saint-Jean, en collaboration avec le Rural Alberta Economic Network, réalise présentement une étude pour quantifier la valeur ajoutée du fait français pour une entreprise albertaine. « Nous croyons que cela ouvre des portes et donne accès à d'autres marchés. Par contre, les entrepreneurs francophones doivent absolument considérer leur clientèle anglophone pour survivre », termine-t-il.